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L’école d’agriculture, pensée, déjà sous Napoléon, comme l’outil de la modernisation de l’agriculture du Sud de la France, est enfin implantée à Hyères en 1904, à partir du legs d’une ferme de 20 hectares. Devenue Lycée agricole régional, l’école a formé pendant un siècle une grande part d’agriculteurs pour le Var, et au-delà. L’établissement devient aujourd’hui un lieu de formation adapté aux nouveaux enjeux de l’agriculture de la société urbaine post-industrielle.
Dans l’héritage de l’ouverture sur le Sud, l’algue qui nourrit les flamants roses, à Giens comme en Afrique, fait l’objet de recherches pionnières au CFPPA (Centre de formation professionnelle et de promotion de l’agriculture) pour une agriculture solidaire. Les serres en friches se reconvertissent en « usines à végétaux » pour l’expérimentation de la culture de la spiruline. Un hectare de culture de cette algue pourra sauver de la malnutrition jusqu’à 10.000 enfants. Ainsi, les biotechnologies entre terre et mer s’investissent dans l’action à vocation humanitaire
Les canniers de la Provence littorale préservent des inondations et permettent la production industrielle d’anches de grande qualité pour les instruments de musique. Ils sont exemplaires d’une ressource où industrie et environnement sont en totale synergie.
Oser imaginer d’autres usages à des friches industrielles est déjà une étape du projet : dans le cadre de travaux d’étude d’architecture, la friche du petit Creusot des Bormettes devient euro méditerranéenne pour former à l’éco citoyenneté des enfants d’Europe et d’ailleurs.
Panneau de 4 documents iconographiques.
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