La fonction de frontière du littoral a produit un très important patrimoine d’ouvrages fortifés dédié à la veille et à la défense côtière : forts, phares, sémaphores, tours de guet...Dans cette histoire continue de quatre siècles d’architecture militaire, où les édifices sont souvent reconstruits ou réadaptés aux nouvelles techniques des armements, l’île aux torpilles apparaît en 1907 comme une ultime étape dans l’histoire de ces fortifications. Elles forment aujourd’hui un réseau formidable de sites offerts à une reconversion en périple culturel.
Le « mur de l’Atlantique » en Méditerranée fut la ligne de défense édifiée par les occupants lors de la deuxième guerre mondiale, les blockhaus réinvestissant le plus souvent des positions stratégiques antérieures.
Ce maillage cartographique entre terre et mer des rayons des portées de canons définit celui consacré aujourd’hui au réseau des points stratégiques d’où mener une observation pour approcher la globalité des processus complexes.
Les barques des lesteurs de sable ont poursuivi leur évolution, en s’équipant de machines à vapeur, pour créer le premier transport collectif urbain maritime. Le travail à la voile de ces barques rappelle que des plages renommées comme celles du Lavandou ou l’Almanarre, avant d’être dédiées à l’économie balnéaire du matelas, ont constitué les plus grandes carrières du sable utilisé pour la construction des fortifications et de la ville naissante de Toulon.
Panneau de 4 documents iconographiques.