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Malgré la prise de conscience, grandissante depuis les années 1970, de la nécessité
de préserver les richesses littorales, l’usure de la ressource, et en premier lieu celles
de la " manne foncière " et de l’eau, s’effectue, encore de nos jours, dans un esprit
d’exploitation minière comme au XIXe siècle. Un million d’habitants supplémentaires
est attendu en région PACA d’ici 2015.
La gestion des déchets et des effluents devient un secteur industriel à part entière
qui hérisse le littoral de stations et d’émissaires en mer.
La privatisation excessive du foncier, son morcellement, l’urbanisation difficilement
maîtrisée, l’imperméabilisation des sols et la disparition de la terre fertile par
changement de destination des zones agricoles, font des problématiques
méditerranéennes de la crue et de la sécheresse le principal défi de l’aménagement
du littoral, à fortiori dans un processus de changements climatiques. Face au
gaspillage de l’eau, la transmission de l’héritage de tous les savoir faire ancestraux
et industriels de la maîtrise de l’eau peut aider à la régulation des besoins que
l’industrie touristique génère. Elle devrait permettre le recul critique sur la
consommation exponentielle en direction des nouvelles terrasses-cafés des plages,
les aqualands, les terrains de golfs, et autres espaces verts à arrosage automatique.
Panneau de 5 documents iconographiques.
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